Brice Brown
Silhouette/Champion

10 mars- 24 avril, 2016

Air Circulation in Paris
11 Rue Michel le Comte
75003 Paris
 

Air Circulation se réjouit de présenter aujourd’hui à Paris Silhouette/Champion, une exposition éphémère du travail de Brice Brown. Composée de vidéos, de sons, de sculptures, de textiles et d’impressions à pigments, cette présentation de son œuvre s’intéresse, au sens large, à la santé, à l’amour et à la perte d’un être cher en explorant les aspects néfastes, dévorants et exaltants qui s’emparent de vous quand vous êtes totalement obsédé par un objet idéalisé. Avec cette exposition, Air Circulation entend promouvoir des projets nomades éphémères autour du globe.

Au centre de l’exposition de Brown se trouve « I looked Down I Realized I Had A Body » (j’ai baissé les yeux j’ai compris que j’avais un corps), un long métrage vidéo en couleur décomposée sur trois écrans, une collaboration avec Gino Grenek, premier danseur de la Compagnie Stephen Petronio, et le compositeur Alan Schockley. Conçue comme un triptyque qui tire son inspiration du Pavillon d’or, le roman de Yukio Mishima, l’installation comprend aussi des moules en cire des mains et des pieds de Grenek, des moules en argent massif de trognons de pommes, le paysage sonore chatoyant et étrangement enveloppant de Schockley, et les impressions à pigments de qualité archive de paysages imaginaires. Comme le signale le critique Lance Esplund dans son essai qui accompagne le catalogue de l’exposition : « Que faut-il penser de… I Looked Down I Realized I Had A Body ? Est-ce de la danse, du cinéma, du théâtre expérimental, l’art du spectacle ? Est-ce une célébration ou une lamentation, un récit ou de la poésie en mouvement ? … cette installation explore peut-être l’idée que le corps est un fardeau et son environnement une cage,  autant d’obstacles à la spiritualité. A moins que ce ne soit une métaphore pour la dégénérescence et la mort, un combat au corps à corps entre Brown (qui a 43 ans) et la crise de la cinquantaine. Voire un embrouillamini énigmatique, une devinette sans réponse, car ce serait tout ce qui précède ? »

Au sous-sol, l’espace est consacré à une installation in situ de multiples panneaux textiles suspendus avec des impressions de roses dégradées par un procédé numérique. Tandis que les visiteurs sont forcés de naviguer entre et autour de ces panneaux qui descendent jusqu’au sol, ils expérimentent directement le visage de Janus qui est celui de la beauté, la capacité de toute chose à être simultanément séduisante et terrifiante.

 

Pour plus d’informations, contactez:  AirCirculationParis@gmail.com
www.aircirculation.org